Article publié le 28/01/2008 Dernière mise à jour le 28/01/2008 à 09:34 TU

Au lendemain des émeutes sanglantes, l'armée est omniprésente dans les rues de Beyrouth.
(Photo : Reuters)
Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh
Climat tendu, ambiance électrique. Au lendemain des émeutes sanglantes rien n'est réglé. Les rues de la capitale sont vides, l'armée omniprésente, mais discrète, les manifestants aussi.
Les fortes pluies ont éteint les derniers incendies allumés à l'entrée est de la banlieue sud de Beyrouth, un fief du Hezbollah.
La dernière tentative de l'armée de reprendre la situation en main dans la nuit a échoué. Les petits groupes de manifestants sont restés sur place et ne se sont dispersés qu'au petit matin.
La violence sur le terrain a cédé la place à une grave crise qui vient s'ajouter au blocage qui paralyse le pays depuis plus d’un an. Les protagonistes se rejettent la responsabilité du dérapage.
La coalition du 14 mars, au pouvoir, accuse l’opposition d'avoir mobilisé la rue sous des prétextes de revendications sociales. Le Hezbollah, lui, accuse le gouvernement d'être responsable du sang versé. Le parti de Dieu demande à l'armée des éclaircissements. Qui a tiré sur la foule ? Qui en a donné l'ordre et pourquoi ?
Des questions qui restent évidemment sans réponse et qui inaugurent une phase de méfiance entre l'armée, dont le commandant en chef est le seul candidat à la présidence et le Hezbollah fer de lance de l'opposition.
En cette journée de deuil nationale, la deuxième en l'espace de trois jours, écoles, universités et commerces sont fermés et les Libanais attendent dans la crainte, les obsèques des victimes des émeutes.
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Dernière mise à jour le 27/01/2008 à 22:16 TU
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